La vie des communes

La vie des communes

Reportages sur les communes du Sicoval

Claret Sébastien

La vie des commune est une émission qui vise à vous faire découvrir des communes du Sicoval, l'agglomération du Sud est toulousain. Cette découverte se fait grâce à des reportages ou des interview sur des lieux, des activités associatives ou encore des portrait d'habitants.

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Corronsac : Le patrimoine d’hier au défi de l’avenir pour les Journées du Patrimoine 2026

Épisode – Au cœur des Journées du Patrimoine 2026 à Corronsac 🎙️Pourquoi le patrimoine d’un village est-il la clé de son avenir ? À l'occasion des Journées du Patrimoine le 19 septembre prochain, l'association La Sauveté de Corronsac relève un défi ambitieux : faire revivre l'histoire locale à travers les yeux des nouvelles générations.Dans cet épisode de La Vie des Communes, Sébastien accueille Dominique Razungles, membre active de l'association. Ensemble, ils dévoilent les coulisses d'un programme riche, immersif et entièrement gratuit :Les acteurs de demain : Découvrez comment huit enfants de la commune ont été formés pour devenir les guides officiels de l'église du XIIe siècle.La méthode Charpak (« Surtout, touchez ! ») : Présentation des ateliers pratiques où petits et grands s'initieront au béton romain, à l'art de la brique rouge, à l'écriture à la plume ou encore aux métiers agricoles d'antan.Émerveillement nocturne : Les secrets de la collaboration exclusive avec l'Atelier des Lumières de Paris pour offrir un grand spectacle son et lumière dédié à Gustav Klimt.Un entretien passionnant qui démontre que les savoir-faire anciens cachent parfois une modernité surprenante pour répondre aux enjeux de demain.

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Cadavres Exquis 2026: quand l’Histoire devient une scène de crime

Pour comprendre comment se construit une telle programmation, pourquoi le festival a choisi de se concentrer sur le roman noir historique et comment les auteurs et les éditeurs participent à son élaboration, Radio 2 L'Hers vous propose l'interview intégrale d'Ida Mesplède, directrice littéraire de Cadavres Exquis au sein de l'agence Barnett & Cie.

Elle revient notamment sur les coulisses du festival, le choix des auteurs, la place de l'Histoire dans le roman noir et les grands thèmes de cette troisième édition.

L'interview est à retrouver intégralement sur Radio 2 L'Hers, accompagnée de notre vidéo consacrée au festival.

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Les arbres et les haies au cœur des réponses face au changement climatique et aux incendies

À l’occasion de la réunion publique organisée ce mercredi 2 septembre à Ayguesvives par Arbres et Paysages d’Autan, William Farago présente les clés pour réussir une plantation et revient sur les nombreux bénéfices des arbres et des haies pour la biodiversité, l’eau et les sols.

Dans cet entretien, il aborde également une question particulièrement actuelle après les incendies de l’été : la végétation peut-elle contribuer à ralentir la propagation du feu ? Débroussaillage, diversité des paysages, déprise agricole et entretien des espaces boisés sont également au cœur de la discussion.

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La Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et Arbres et Paysages d’Autan au cœur des actions biodiversité

La Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) structure et renforce ses actions en faveur de la biodiversité à travers un partenariat historique avec Arbres et Paysages d’Autan. Une convention qui vient formaliser plus de quinze ans de coopération sur le terrain, autour d’un objectif commun : restaurer, reconnecter et préserver les habitats naturels en milieu rural.

Au cœur de cette dynamique, la plantation de haies champêtres constitue un pilier central. Ces infrastructures écologiques jouent un rôle multifonctionnel : elles servent à la fois de refuge, de zone de reproduction et d’alimentation pour la faune, tout en assurant des fonctions essentielles de corridors écologiques et de protection des sols contre l’érosion.

Pour Romain Da Costa, technicien environnement à la FDC31, cette formalisation ne change pas la nature du travail engagé, mais en renforce la lisibilité :

« Le partenariat est déjà existant depuis de nombreuses années, plus de 15 ans. Aujourd’hui, il s’agissait de formaliser celui-ci en signant cette convention. »

Cette convention permet surtout de clarifier les rôles. La Fédération des chasseurs s’appuie sur son réseau de terrain pour identifier les porteurs de projets — agriculteurs, collectivités ou associations de chasse — tandis qu’Arbres et Paysages d’Autan apporte l’expertise technique, depuis le choix des essences jusqu’au suivi des plantations.

Le dispositif s’inscrit notamment dans le programme national Sensibilis'haie, financé par la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office français de la biodiversité. Il permet de soutenir des projets de plantation de haies, généralement à hauteur de 50 mètres linéaires par opération, parfois complétés par des financements locaux.

Comme le précise Romain Da Costa :

« Arbres et Paysages d’Autan intervient pour la fourniture des plants et le conseil technique. Il y a ensuite un suivi terrain, avec un passage juste après la plantation puis un contrôle à deux ans pour vérifier la reprise. »

Une action territoriale structurée autour de la Trame verte et bleue

Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de restauration des continuités écologiques portée par la démarche de Trame verte et bleue. En Haute-Garonne, plusieurs secteurs sont concernés, notamment entre Villemur-sur-Tarn et Laréole ou encore entre Revel et Cintegabelle.

Sur ces territoires, les actions combinent plantation de haies, maintien des jachères et développement de couverts végétaux, avec un impact direct sur la biodiversité ordinaire et les espèces de plaine.

En 2025, près de 700 hectares ont été contractualisés ou aménagés dans le département, un volume qui témoigne d’une dynamique de terrain installée dans la durée.

« Pour nous, c’est environ 700 hectares contractualisés l’année passée », indique Romain Da Costa. « Et le projet repart pour 2026–2028 avec de nouvelles contractualisations. »

Haies, mares et biodiversité : une stratégie globale portée par la FDC31

Au-delà des haies, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe également un important volet de restauration des mares, dans le cadre de la trame dite “bleue”. Ces petites zones humides, souvent abandonnées avec la disparition des usages agricoles traditionnels, jouent pourtant un rôle écologique majeur.

Plus de 147 mares ont déjà été restaurées en quinze ans dans le département, et une cinquantaine supplémentaire est programmée d’ici 2027–2028. Les opérations reposent sur un travail d’inventaire, de diagnostic écologique et de concertation avec les propriétaires.

La Fédération rappelle également un point important de sensibilisation : les mares ne favorisent pas les moustiques, mais participent au contraire à leur régulation naturelle grâce aux amphibiens et aux chauves-souris.

Enfin, cette dynamique s’inscrit dans une coopération plus large avec le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, autour de la protection des pollinisateurs, de la gestion forestière, des pratiques agro-environnementales et de la réduction des collisions entre faune et infrastructures.

Dans cette approche globale, la Fédération des chasseurs revendique un rôle d’acteur de terrain de la biodiversité, au croisement des enjeux agricoles et écologiques.

« Aujourd’hui, tout ce qu’on mène a des bénéfices communs pour l’ensemble de la biodiversité », résume Romain Da Costa.

Une vision intégrée qui place la gestion des milieux naturels au cœur des équilibres territoriaux en Haute-Garonne.

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Ramonville:« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin » : entretien avec Shania Coulson (FDC31)

À Ramonville-Saint-Agne, comme dans plusieurs villes voisines de l’agglomération toulousaine, les habitants constatent une augmentation régulière des nuisances liées au grand gibier. Depuis quelques années, les sangliers s’installent durablement dans certains secteurs devenus très favorables à leur présence.

En effet, les friches urbaines se multiplient autour de Toulouse. Ces terrains peu entretenus, souvent envahis par une végétation dense, offrent des refuges idéaux aux animaux. Résultat : les collectivités locales doivent désormais gérer des dégâts de plus en plus fréquents, mais aussi des impacts sur la biodiversité.

« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin : des zones de refuge, de la tranquillité et de la nourriture facilement accessible », explique Shania Coulson.

Plusieurs communes sont concernées par cette situation, notamment Ramonville-Saint-Agne, Balma, Blagnac, L’Union ou encore Saint-Orens-de-Gameville. Par ailleurs, l’urbanisation continue réduit progressivement les espaces naturels et les zones chassables. Les animaux se rapprochent donc naturellement des habitations.

« On retrouve parfois des friches au milieu des maisons. Les sangliers s’y installent durablement, surtout lorsqu’ils trouvent également de la nourriture dans les jardins ou les potagers voisins », précise la chargée de mission environnement.

Une menace croissante pour la biodiversité locale
À Ramonville, les conséquences dépassent largement les simples dégâts dans les jardins privés. Certaines espèces sensibles souffrent directement de la présence du sanglier. C’est notamment le cas de la Jacinthe de Rome, une plante protégée dont les bulbes attirent les animaux.

De plus, les sangliers dégradent les prairies et les zones humides lorsqu’ils retournent les sols pour chercher de la nourriture. Cette activité perturbe fortement certains milieux naturels.

« Il y a aussi de la prédation sur des œufs d’amphibiens et de reptiles », souligne Shania Coulson.

Les nuisances touchent également les équipements publics. Dans plusieurs communes autour de Toulouse, des clôtures sont endommagées, des terrains de sport sont dégradés et des espaces verts sont régulièrement retournés. En parallèle, les collisions routières et ferroviaires augmentent dans certains secteurs.

Pourquoi la chasse ne suffit plus autour de Toulouse
Dans les zones urbaines, organiser des opérations de chasse reste extrêmement compliqué. La proximité des habitations impose des règles de sécurité très strictes. Même si des interventions de louvetterie existent, elles ne permettent plus de répondre seules à l’ampleur du phénomène.

« Les louvetiers sont des bénévoles avec des secteurs très importants à gérer. Aujourd’hui, la gestion de l’espèce seule montre ses limites », reconnaît Shania Coulson.

Face à cette situation, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe une autre stratégie. Désormais, l’objectif consiste aussi à agir directement sur les habitats favorables au sanglier.

Transformer les friches urbaines en prairies bocagères
La solution envisagée repose sur la réouverture des milieux embroussaillés. Concrètement, les équipes cherchent à transformer certaines friches urbaines en prairies bocagères. Ces espaces restent favorables à la biodiversité, mais attirent beaucoup moins les sangliers.

« Le sanglier pourra toujours passer, mais il ne trouvera plus les conditions favorables pour s’y installer durablement », explique Shania Coulson.

À Ramonville, plusieurs secteurs ont déjà été identifiés. C’est notamment le cas d’une zone située sous une ligne haute tension exploitée par RTE. La commune, la Fédération des chasseurs et le gestionnaire du réseau électrique travaillent actuellement ensemble afin de mettre en place un plan de gestion adapté.

Les travaux prévus sont relativement simples. Ils consistent notamment à broyer la végétation dense, recréer des haies, conserver certains arbres et semer des mélanges mellifères favorables aux insectes pollinisateurs.

Le projet Oc’Sanglier et le Fonds Vert Pollinisateurs
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet régional Oc’Sanglier, porté par la Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie. Depuis plusieurs années, ce programme accompagne les collectivités confrontées aux problèmes liés aux sangliers et aux friches urbaines.

En parallèle, le dispositif « Fonds Vert Pollinisateurs », soutenu par l’État, finance désormais une grande partie des travaux de réouverture des milieux.

« Le Fonds Vert prend en charge jusqu’à 85 % du coût des travaux. Cela permet de créer des milieux plus favorables aux pollinisateurs et à la petite faune tout en limitant les nuisances liées aux sangliers », détaille Shania Coulson.

Au-delà de la seule question de la régulation animale, ces projets montrent une nouvelle manière de gérer les territoires périurbains. Les collectivités cherchent désormais à concilier biodiversité, sécurité et aménagement du territoire.