La vie des communes

La vie des communes

Reportages sur les communes du Sicoval

Claret Sébastien

La vie des commune est une émission qui vise à vous faire découvrir des communes du Sicoval, l'agglomération du Sud est toulousain. Cette découverte se fait grâce à des reportages ou des interview sur des lieux, des activités associatives ou encore des portrait d'habitants.

En cours de lecture

Concert solidaire à Pouvourville : la musique au service de la lutte contre la maladie de Charcot

Le dimanche 29 mars à 17h, l’église Sainte-Madeleine de Pouvourville accueillera un concert solidaire exceptionnel. Organisé par l’ensemble vocal Arabesque, il associera exigence artistique et engagement humain. Chanteurs et musiciens se mobilisent pour soutenir concrètement les personnes atteintes de la maladie de Charcot (SLA).

Un concert au profit d’un projet concret
L’entrée se fera à participation libre. Tous les fonds récoltés iront à l’association “SLA Qu’es Aquo?”, qui accompagne les malades et leurs familles. Cette association soutient également la recherche sur la SLA.

Les dons serviront à financer des projets menés avec l’ISAE-SupAéro à Toulouse. Les étudiants et chercheurs développent des solutions techniques pour faciliter le quotidien des malades. Par exemple, ils adaptent des fauteuils roulants électriques afin qu’ils puissent être pilotés autrement que par un joystick, souvent inaccessible à un stade avancé de la maladie. Ces travaux permettent de créer des équipements plus accessibles et abordables.

Grâce aux contributions du public, l’association pourra acheter du matériel ou rémunérer les stagiaires et étudiants qui participent à ces projets innovants.

Une programmation musicale riche
Le concert réunira plusieurs ensembles et artistes bénévoles. L’ensemble vocal féminin Arabesque, dirigé par Christine Lauxire, compte onze chanteuses. Il se produit régulièrement dans la région toulousaine et privilégie un répertoire contemporain.

Le chœur mixte Caminado, dirigé par Frédéric Terrien, rassemble quinze choristes. Formé en 2012 à partir de la fusion de deux ensembles toulousains, il propose un répertoire allant de la Renaissance à nos jours.

Les musiciens invités complètent cette affiche prestigieuse. La violoncelliste Susan Edward, anglaise installée dans le Gers, possède une carrière internationale et développe des projets pédagogiques en musique de chambre. Le pianiste et continuiste Michael Cook, également britannique, a dirigé des orchestres en Allemagne et s’intéresse particulièrement au répertoire lyrique du XVIIIe siècle.

Une mobilisation collective
Tous les artistes participent bénévolement. Ensemble, ils offrent un moment musical de qualité tout en soutenant une cause concrète. Chaque note jouée contribue à améliorer le quotidien des personnes atteintes de SLA.

L’association “SLA Qu’es Aquo?”
Créée par des malades, aidants et professionnels, SLA Qu’es Aquo? accompagne les patients dans leur vie quotidienne. Elle apporte une aide matérielle et administrative, mutualise du matériel coûteux et collecte des fonds pour la recherche. L’association sensibilise également le public à la maladie et soutient des initiatives innovantes comme ce partenariat avec l’ISAE-SupAéro.

Un rendez-vous à ne pas manquer
Ce concert du 29 mars s’annonce comme un moment fort. Il combine musique, solidarité et innovation. En participant, le public soutient non seulement une initiative artistique de qualité, mais contribue aussi directement à des projets qui améliorent la vie des malades.

En cours de lecture

Montgiscard : l’élevage ovin à l’honneur pour remplacer la foire bovine

À Montgiscard, la tradition agricole s’adapte aux contraintes sanitaires. Privée cette année de sa foire aux bovins en raison d’un contexte sanitaire défavorable, la commune a choisi de maintenir un rendez-vous autour de l’élevage en organisant une exposition consacrée aux ovins. Elle aura lieu le 8 mars entre 9h et 13h. Une manière de préserver l’esprit de la manifestation tout en mettant en lumière une filière stratégique pour la région.

« C’est normalement la neuvième édition de notre foire aux bovins, mais pour cause sanitaire de dermatose, nous n’avons pas eu la possibilité de l’organiser. Et le souhait des éleveurs n’était pas forcément de rassembler trop d’animaux », explique Laurent Forest, maire de Montgiscard. « Nous remplaçons donc la foire bovine par une exposition ovine. Ce n’est pas une foire, ni un marché, mais une valorisation de l’élevage ovin. »

L’Occitanie, première région ovine de France

Ce choix ne doit rien au hasard. La région Occitanie est la première productrice d’ovins au niveau national, portée par deux grands ensembles géographiques : le massif pyrénéen d’un côté, et le sud du Massif central, des Cévennes à la Montagne Noire, de l’autre.

« C’est aussi une projection de la région, souligne Laurent Forest. On va mettre en valeur plusieurs races locales d’Occitanie. » Cinq races de brebis seront présentées, chacune avec ses spécificités. Parmi elles, la Lacaune, déclinée en deux orientations : l’une destinée à la production laitière pour le roquefort, l’autre tournée vers la viande. D’autres races, davantage orientées vers la production carnée, seront également exposées, comme les Mérinos ou les Tarasconnaises.

Des filières mises à l’honneur

Autour des animaux, plusieurs stands permettront de découvrir les produits et les métiers liés à l’élevage ovin. Un espace sera consacré à la viande, avec la présence de labels de qualité du sud de la France. « Ce ne seront pas tous les labels d’Occitanie, mais ceux liés à la production ovine dans le sud du pays », précise le maire.

Un producteur de roquefort sera également présent pour représenter la filière laitière, aux côtés d’un stand dédié à la laine et au travail du lainage. Autre temps fort attendu : des démonstrations de chiens de berger et une démonstration de tonte, organisée à l’approche de la saison.

« L’élevage ovin en France ne demande qu’à se développer. On parle beaucoup des œufs ou du poulet, mais il y a aussi l’ovin. Aujourd’hui, la France dépend à 55 % des importations pour sa consommation d’agneau. C’est assez incroyable », observe Laurent Forest.

Qualité française face aux importations

Le maire rappelle que la production française se distingue par ses signes officiels de qualité. « Ce sont essentiellement des productions sous signe officiel de qualité. Évidemment, les prix sont un peu plus élevés que ceux de l’agneau d’importation, venu d’Irlande ou de Nouvelle-Zélande, mais les conditions de production ne sont pas les mêmes. »

La matinée se conclura par un verre de l’amitié et une dégustation d’agneau à la broche. Les cinq restaurants de la commune seront ouverts ce dimanche et proposeront chacun un menu spécifique.

Une foire ancrée dans l’histoire locale

Si la manifestation a été relancée ces dernières années, elle puise ses racines dans l’histoire agricole de Montgiscard. « On a relancé la foire bovine parce que Montgiscard était, entre 1900 et 1940, le deuxième marché aux bestiaux de Haute-Garonne. Le premier était à Saint-Gaudens, et le deuxième se tenait ici, tous les jeudis. »

À l’époque, il s’agissait principalement d’animaux de trait. « Ce n’étaient pas spécialement des animaux de viande, mais des bœufs pour le travail. Dans le Lauragais, il y avait un fort besoin de traction animale. »

Un élément patrimonial a aussi joué un rôle déterminant dans la renaissance de la foire : une vaste toile peinte en 1937 pour l’Exposition universelle de Paris par l’artiste ariégeois André Regagnon, représentant une scène de marché aux bestiaux. Acquise par la commune, elle fut exposée pendant plusieurs décennies avant d’être oubliée dans un grenier.

« Quand je suis devenu maire, en visitant les greniers des bâtiments communaux, nous avons retrouvé ce tableau. On l’a fait expertiser, restaurer avec l’aide de l’École des Beaux-Arts, puis classer au patrimoine. C’est un peu comme ça que l’histoire de la foire a redémarré. »

Agriculteur de métier, entouré d’amis éleveurs, Laurent Forest voit dans cette manifestation un moyen de faire vivre un héritage local tout en soutenant les filières d’aujourd’hui. Si les conditions sanitaires le permettent, la foire bovine pourrait faire son retour l’an prochain. « J’espère, j’espère, j’espère », conclut-il avec prudence.

En cours de lecture

À Castanet, la MJC fête 60 ans d’éducation populaire et de lien social

Une institution locale ancrée dans la durée

Soixante ans d’existence, ce n’est pas rien pour une Maison des Jeunes et de la Culture. À Castanet, la MJC a soufflé ce vendredi 6 février ses 60 bougies comme un symbole de solidité et de continuité, dans un contexte où le monde associatif reste fragile. Tout avait été pensé pour que la fête soit conviviale. Ouverture de l'Assemblée général par un spectacle de danse. À 20h les castanéens et adhérents de la MJC était conviés à un apéro-dinatoire animé par l'école de musique de la MJC. L'occasion de trinquer à la santé de l'éducation populaire, et pour les représentants des différentes listes des prochaines élections d'assurer une présence de circonstance. La soirée s'est terminée par un concert dansant avec le groupe La French'Mad'Moiselle.

Nous nous sommes glissés entre la foule pour poser quelques questions à Michel Allignol, président de la MJC de Castanet et sa directrice Florence Plante.

Une gouvernance partagée au quotidien

À la tête de la MJC depuis plus de dix ans, après y avoir travaillé pendant 34 ans, la directrice Florence Plante insiste sur le fonctionnement collectif de la structure. « J’adore cette gouvernance, parce qu’on partage tout. J’appelle mon président plusieurs fois par jour pour qu’on avance ensemble et qu’on tienne le même cap. »

Les 60 ans ont été pensés comme une fête ouverte, bien au-delà des seuls adhérents. Anciens salariés, anciens présidents, trésoriers et habitants se retrouvent autour d’un même événement. « On est contents de voir que tout le public se mélange. C’est intergénérationnel, et ça, c’est génial. »

Des activités construites entre propositions et projet global

Avec 43 activités proposées, la MJC de Castanet fait partie des plus importantes du secteur. Certaines initiatives viennent d’intervenants extérieurs, d’autres sont créées en interne pour compléter le projet associatif. « On essaie de rester cohérents avec notre projet global », précise Michel Allignol.

Aujourd’hui, la MJC compte environ 2 158 adhérents, un chiffre conséquent. « On a déjà été à 3 000, mais là, c’est un équilibre qu’on arrive à gérer, notamment avec les infrastructures mises à disposition par la mairie. » évoque avec un peu de nostalgie le président.

L’éducation populaire, toujours au cœur du projet

Pour l’équipe, l’éducation populaire a toujours sa place. « À partir du moment où notre projet n’est pas uniquement axé sur la marchandisation, on est pleinement dans l’éducation populaire », affirme la directrice. Subventionnée, la MJC défend un modèle devenu rare à l’échelle européenne.

Au-delà des adhérents, la structure accueille de nombreux usagers. Un laboratoire artistique, Le Labo, permet par exemple à des jeunes groupes de musique ou de théâtre de répéter et de se produire gratuitement. « On peut les aider sur la lumière, les partitions, la mise en scène. Tout ça, c’est gratuit. »

Le cinéma, pilier culturel et accessible

Le cinéma occupe une place centrale à la MJC de Castanet. Projections spéciales, ciné-débats, films en version originale ou soutien à de jeunes réalisateurs : la programmation se veut exigeante et accessible. « Le tarif est de quatre euros pour les adhérents. Aujourd’hui, c’est essentiel pour permettre l’accès à la culture, même avec de petits moyens. »

Des animations accompagnent aussi les séances : ateliers manuels pour les enfants, ciné-goûters, séances dédiées aux seniors. Autant d’initiatives qui renforcent le rôle social et culturel de la MJC, fidèle à son ADN.

Et à 60 ans, la MJC de Castanet apparaît plus que jamais comme un lieu vivant, ouvert et collectif, où l’éducation populaire continue de se réinventer au service de tous.

En cours de lecture

Maladie de Charcot: l'association SLA Qu’es aquo vous donne rendez-vous à Noueille le 4 octobre

Face à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, l’association SLA Qu’es aquo ? se mobilise depuis plusieurs années pour informer, soutenir et accompagner les familles concernées. Cette maladie neurodégénérative rare et incurable touche les motoneurones, entraînant une paralysie progressive et une perte d’autonomie. Dans ce combat difficile, la solidarité et la convivialité deviennent essentielles. C’est tout le sens de la fête de l’association, organisée le samedi 4 octobre 2025 à Noueilles, pour allier musique, rires et bonne humeur au service d’une cause vitale.

Ecoutez notre interview de Sophie Bagnéris, membre active de l’association.

En cours de lecture

Le Survolté Festival : une deuxième édition rock à Donneville

Le samedi 4 octobre 2025, le parc bucolique de Cabanac à Donneville (sud-est de Toulouse) accueillera la deuxième édition du festival Le Survolté, un rendez-vous festif placé sous le signe du rock et de la convivialité. Organisé par le collectif des Survoltés, cet évènement propose une journée ouverte à tous, mêlant musique, rencontres et découvertes.

Une journée riche en animations

Dès 10h, les visiteurs pourront déambuler dans une brocante musicale unique : vinyles, instruments, pédales d’effet, photos et peintures autour de la musique, sans oublier des animations rythmiques pour petits et grands. De 13h à 17h, place aux concerts en extérieur avec des groupes de rock d’Occitanie, avant de basculer en mode soirée dès 19h avec un tremplin Live Challenge et deux têtes d’affiche : Heeka et Little Odetta.

Côté convivialité, l’offre de restauration sera variée : paëlla, burgers, plats végétariens, crêpes et churros. L’entrée est gratuite jusqu’à 18h, puis payante en soirée (15 € sur place, 10 € en prévente, 5 € pour les ados, gratuit pour les moins de 10 ans).

👉 Découvrir la programmation

👉 Accéder à la billetterie

Stéphane Busby, invité de notre émission

Pour en savoir plus sur les coulisses de l’évènement, nous avons reçu Stéphane Busby, bénévole et organisateur au sein du collectif. Dans cette interview, il partage avec nous l’esprit du festival, ses ambitions et l’importance de proposer une scène rock ouverte à tous les âges.

Au cours de l’émission, nous diffusons également trois titres pour plonger les auditeurs dans l’ambiance :

Does Theory

Heeka

Little Odetta

Un avant-goût de l’énergie qui vous attend le 4 octobre prochain à Donneville.