La vie des communes

La vie des communes

Reportages sur les communes du Sicoval

Claret Sébastien

La vie des commune est une émission qui vise à vous faire découvrir des communes du Sicoval, l'agglomération du Sud est toulousain. Cette découverte se fait grâce à des reportages ou des interview sur des lieux, des activités associatives ou encore des portrait d'habitants.

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La Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et Arbres et Paysages d’Autan au cœur des actions biodiversité

La Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) structure et renforce ses actions en faveur de la biodiversité à travers un partenariat historique avec Arbres et Paysages d’Autan. Une convention qui vient formaliser plus de quinze ans de coopération sur le terrain, autour d’un objectif commun : restaurer, reconnecter et préserver les habitats naturels en milieu rural.

Au cœur de cette dynamique, la plantation de haies champêtres constitue un pilier central. Ces infrastructures écologiques jouent un rôle multifonctionnel : elles servent à la fois de refuge, de zone de reproduction et d’alimentation pour la faune, tout en assurant des fonctions essentielles de corridors écologiques et de protection des sols contre l’érosion.

Pour Romain Da Costa, technicien environnement à la FDC31, cette formalisation ne change pas la nature du travail engagé, mais en renforce la lisibilité :

« Le partenariat est déjà existant depuis de nombreuses années, plus de 15 ans. Aujourd’hui, il s’agissait de formaliser celui-ci en signant cette convention. »

Cette convention permet surtout de clarifier les rôles. La Fédération des chasseurs s’appuie sur son réseau de terrain pour identifier les porteurs de projets — agriculteurs, collectivités ou associations de chasse — tandis qu’Arbres et Paysages d’Autan apporte l’expertise technique, depuis le choix des essences jusqu’au suivi des plantations.

Le dispositif s’inscrit notamment dans le programme national Sensibilis'haie, financé par la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office français de la biodiversité. Il permet de soutenir des projets de plantation de haies, généralement à hauteur de 50 mètres linéaires par opération, parfois complétés par des financements locaux.

Comme le précise Romain Da Costa :

« Arbres et Paysages d’Autan intervient pour la fourniture des plants et le conseil technique. Il y a ensuite un suivi terrain, avec un passage juste après la plantation puis un contrôle à deux ans pour vérifier la reprise. »

Une action territoriale structurée autour de la Trame verte et bleue

Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de restauration des continuités écologiques portée par la démarche de Trame verte et bleue. En Haute-Garonne, plusieurs secteurs sont concernés, notamment entre Villemur-sur-Tarn et Laréole ou encore entre Revel et Cintegabelle.

Sur ces territoires, les actions combinent plantation de haies, maintien des jachères et développement de couverts végétaux, avec un impact direct sur la biodiversité ordinaire et les espèces de plaine.

En 2025, près de 700 hectares ont été contractualisés ou aménagés dans le département, un volume qui témoigne d’une dynamique de terrain installée dans la durée.

« Pour nous, c’est environ 700 hectares contractualisés l’année passée », indique Romain Da Costa. « Et le projet repart pour 2026–2028 avec de nouvelles contractualisations. »

Haies, mares et biodiversité : une stratégie globale portée par la FDC31

Au-delà des haies, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe également un important volet de restauration des mares, dans le cadre de la trame dite “bleue”. Ces petites zones humides, souvent abandonnées avec la disparition des usages agricoles traditionnels, jouent pourtant un rôle écologique majeur.

Plus de 147 mares ont déjà été restaurées en quinze ans dans le département, et une cinquantaine supplémentaire est programmée d’ici 2027–2028. Les opérations reposent sur un travail d’inventaire, de diagnostic écologique et de concertation avec les propriétaires.

La Fédération rappelle également un point important de sensibilisation : les mares ne favorisent pas les moustiques, mais participent au contraire à leur régulation naturelle grâce aux amphibiens et aux chauves-souris.

Enfin, cette dynamique s’inscrit dans une coopération plus large avec le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, autour de la protection des pollinisateurs, de la gestion forestière, des pratiques agro-environnementales et de la réduction des collisions entre faune et infrastructures.

Dans cette approche globale, la Fédération des chasseurs revendique un rôle d’acteur de terrain de la biodiversité, au croisement des enjeux agricoles et écologiques.

« Aujourd’hui, tout ce qu’on mène a des bénéfices communs pour l’ensemble de la biodiversité », résume Romain Da Costa.

Une vision intégrée qui place la gestion des milieux naturels au cœur des équilibres territoriaux en Haute-Garonne.

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Ramonville:« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin » : entretien avec Shania Coulson (FDC31)

À Ramonville-Saint-Agne, comme dans plusieurs villes voisines de l’agglomération toulousaine, les habitants constatent une augmentation régulière des nuisances liées au grand gibier. Depuis quelques années, les sangliers s’installent durablement dans certains secteurs devenus très favorables à leur présence.

En effet, les friches urbaines se multiplient autour de Toulouse. Ces terrains peu entretenus, souvent envahis par une végétation dense, offrent des refuges idéaux aux animaux. Résultat : les collectivités locales doivent désormais gérer des dégâts de plus en plus fréquents, mais aussi des impacts sur la biodiversité.

« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin : des zones de refuge, de la tranquillité et de la nourriture facilement accessible », explique Shania Coulson.

Plusieurs communes sont concernées par cette situation, notamment Ramonville-Saint-Agne, Balma, Blagnac, L’Union ou encore Saint-Orens-de-Gameville. Par ailleurs, l’urbanisation continue réduit progressivement les espaces naturels et les zones chassables. Les animaux se rapprochent donc naturellement des habitations.

« On retrouve parfois des friches au milieu des maisons. Les sangliers s’y installent durablement, surtout lorsqu’ils trouvent également de la nourriture dans les jardins ou les potagers voisins », précise la chargée de mission environnement.

Une menace croissante pour la biodiversité locale
À Ramonville, les conséquences dépassent largement les simples dégâts dans les jardins privés. Certaines espèces sensibles souffrent directement de la présence du sanglier. C’est notamment le cas de la Jacinthe de Rome, une plante protégée dont les bulbes attirent les animaux.

De plus, les sangliers dégradent les prairies et les zones humides lorsqu’ils retournent les sols pour chercher de la nourriture. Cette activité perturbe fortement certains milieux naturels.

« Il y a aussi de la prédation sur des œufs d’amphibiens et de reptiles », souligne Shania Coulson.

Les nuisances touchent également les équipements publics. Dans plusieurs communes autour de Toulouse, des clôtures sont endommagées, des terrains de sport sont dégradés et des espaces verts sont régulièrement retournés. En parallèle, les collisions routières et ferroviaires augmentent dans certains secteurs.

Pourquoi la chasse ne suffit plus autour de Toulouse
Dans les zones urbaines, organiser des opérations de chasse reste extrêmement compliqué. La proximité des habitations impose des règles de sécurité très strictes. Même si des interventions de louvetterie existent, elles ne permettent plus de répondre seules à l’ampleur du phénomène.

« Les louvetiers sont des bénévoles avec des secteurs très importants à gérer. Aujourd’hui, la gestion de l’espèce seule montre ses limites », reconnaît Shania Coulson.

Face à cette situation, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe une autre stratégie. Désormais, l’objectif consiste aussi à agir directement sur les habitats favorables au sanglier.

Transformer les friches urbaines en prairies bocagères
La solution envisagée repose sur la réouverture des milieux embroussaillés. Concrètement, les équipes cherchent à transformer certaines friches urbaines en prairies bocagères. Ces espaces restent favorables à la biodiversité, mais attirent beaucoup moins les sangliers.

« Le sanglier pourra toujours passer, mais il ne trouvera plus les conditions favorables pour s’y installer durablement », explique Shania Coulson.

À Ramonville, plusieurs secteurs ont déjà été identifiés. C’est notamment le cas d’une zone située sous une ligne haute tension exploitée par RTE. La commune, la Fédération des chasseurs et le gestionnaire du réseau électrique travaillent actuellement ensemble afin de mettre en place un plan de gestion adapté.

Les travaux prévus sont relativement simples. Ils consistent notamment à broyer la végétation dense, recréer des haies, conserver certains arbres et semer des mélanges mellifères favorables aux insectes pollinisateurs.

Le projet Oc’Sanglier et le Fonds Vert Pollinisateurs
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet régional Oc’Sanglier, porté par la Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie. Depuis plusieurs années, ce programme accompagne les collectivités confrontées aux problèmes liés aux sangliers et aux friches urbaines.

En parallèle, le dispositif « Fonds Vert Pollinisateurs », soutenu par l’État, finance désormais une grande partie des travaux de réouverture des milieux.

« Le Fonds Vert prend en charge jusqu’à 85 % du coût des travaux. Cela permet de créer des milieux plus favorables aux pollinisateurs et à la petite faune tout en limitant les nuisances liées aux sangliers », détaille Shania Coulson.

Au-delà de la seule question de la régulation animale, ces projets montrent une nouvelle manière de gérer les territoires périurbains. Les collectivités cherchent désormais à concilier biodiversité, sécurité et aménagement du territoire.

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Escalquens : entre biodiversité et urbanisation, la stratégie écologique de Jean-Luc Tronco

Une Fête de la Nature pour sensibiliser les habitants

Le 30 mai prochain, Escalquens célébrera la 5e édition de la Fête de la Nature. Organisé place de l’Enclos, l’événement proposera une journée entièrement dédiée à la biodiversité et à la sensibilisation environnementale. Balades guidées, ateliers autour de la faune et de la flore, conférences, expositions, lectures, stands associatifs ou encore animations pédagogiques rythmeront cette manifestation gratuite et ouverte à tous.

Parmi les temps forts annoncés, le botaniste et auteur toulousain Boris Presseq partagera son regard sur la place de la végétation en ville, un sujet au cœur des réflexions actuelles sur l’aménagement urbain. Le public pourra également participer à des ateliers originaux comme la dissection de pelotes de rapaces ou découvrir les enjeux liés à la pollution lumineuse.

La journée se conclura avec la remise des prix du concours photo « Objectif Nature » puis un spectacle en plein air de la compagnie Belle Pagaille dans le Petit Bois.

Pour Jean-Luc Tronco, cette manifestation dépasse largement le simple cadre festif. « Cet événement vient illustrer une politique que nous avons mise en place depuis 2020 », explique l’élu. « C’est avant tout une démarche pédagogique pour permettre aux habitants de mieux comprendre les enjeux liés à la biodiversité et à la protection de l’environnement. »

Une politique environnementale pensée sur le long terme

Depuis son arrivée à la mairie en 2020 puis sa réélection, la municipalité a multiplié les initiatives en faveur de l’environnement. Parmi les mesures mises en avant : la révision du Plan local d’urbanisme (PLU), la protection des continuités écologiques, le classement des arbres remarquables et des espaces boisés ou encore la limitation de l’étalement urbain.

« Ce sont des outils juridiques essentiels pour protéger l’environnement », insiste le maire.

La commune a également engagé une transformation importante de son éclairage public avec le passage intégral en LED. Une mesure qui permettrait, selon la municipalité, de réduire de 80 % la consommation énergétique tout en limitant les nuisances lumineuses pour la faune nocturne.

« Nous avons choisi une solution technologique qui permet de concilier protection de la biodiversité et sentiment de sécurité des habitants », précise Jean-Luc Tronco.

La ville poursuit aussi un vaste programme de végétalisation avec entre 200 et 300 arbres plantés chaque année. Un choix présenté comme un investissement pour l’avenir face au réchauffement climatique.

« Dans vingt ans, nous voulons une ville à l’ombre. Et une ville arborée, c’est aussi une ville plus agréable à vivre », affirme l’édile.

Une écologie “pragmatique et scientifique”

Au cours de l’entretien, le maire d’Escalquens revendique une approche qu’il qualifie de « pragmatique » de l’écologie.

« Pour moi, protéger l’environnement ne doit pas être une idéologie mais une approche scientifique », explique-t-il. « Les meilleures réponses ne sont ni de droite ni de gauche, elles doivent être efficaces et adaptées aux réalités. »

Une vision qui se traduit, selon lui, par des politiques concrètes : rénovation énergétique des bâtiments communaux, électrification progressive des véhicules municipaux ou encore développement des circuits courts dans la restauration scolaire via l’application de la loi Egalim.

La municipalité met également en avant le rôle des associations locales, notamment Escale Nature Environnement, partenaire majeur de la Fête de la Nature et acteur engagé dans la découverte de la biodiversité locale.

Construire une ville sans sacrifier le cadre de vie

Mais le principal défi écologique d’Escalquens reste sans doute son développement urbain. Située dans l’aire d’influence toulousaine, la commune fait face à une forte pression démographique et à une demande croissante de logements.

Pour Jean-Luc Tronco, la question n’est pas de choisir entre urbanisation et environnement mais de trouver un équilibre.

« Il faut loger les jeunes et accueillir de nouveaux habitants, mais sans faire n’importe quoi en urbanisme », résume-t-il.

La municipalité assume ainsi une stratégie de densification ciblée. Certaines zones seront urbanisées davantage tandis que d’autres, notamment pavillonnaires, resteront protégées.

Le futur centre-ville constitue l’un des grands projets du mandat. Aujourd’hui dépourvue de véritable cœur de ville, la commune souhaite créer un espace plus vivant mêlant logements, commerces, équipements publics et espaces végétalisés.

« Le centre-ville ne sera pas qu’une succession d’immeubles. Nous voulons une grande place arborée, des commerces de proximité et des espaces publics agréables », assure le maire.

Le projet, élaboré après plusieurs réunions publiques et un référendum local, prévoit également le déplacement et la rénovation des équipements sportifs actuels.

Deux grands projets pour les années à venir

Parmi les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur, Jean-Luc Tronco cite d’abord la création d’un grand parc urbain autour de la mairie, de l’église et du Petit Bois. L’objectif : relier plusieurs espaces naturels grâce à des cheminements piétons, des plantations et des aménagements paysagers.

Le second projet se veut plus innovant encore : la création d’une réserve de biodiversité communale sur d’anciens terrains agricoles laissés en friche.

« Nous voulons y développer des plantations, des refuges pour les insectes et des actions concrètes en faveur de la biodiversité », explique le maire.

Une manière pour la commune de poursuivre sa stratégie environnementale tout en préparant l’Escalquens de demain.

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Salon des Vins des Coteaux 2026 0 Pechbusque : une immersion conviviale au cœur des terroirs français

Un rendez-vous œnologique qui s’installe dans le paysage local

Le samedi 30 mai 2026, la commune de Pechbusque, aux portes de Toulouse, accueillera la deuxième édition du Salon des Vins des Coteaux. Fort du succès de sa première édition ayant réuni près de 400 visiteurs, l’événement revient avec une ambition claire : proposer une rencontre accessible et authentique entre le grand public et des vignerons indépendants venus de toute la France.

Durant toute la journée, de 10h à 19h, la salle polyvalente se transformera en véritable vitrine des terroirs français, avec 27 producteurs présents et plus d’une centaine de références à découvrir. Un format volontairement à taille humaine, qui privilégie les échanges directs et la découverte.

Une dégustation au plus près des producteurs

Le Salon des Vins des Coteaux se distingue par son approche directe : ici, pas d’intermédiaire. Les visiteurs peuvent échanger avec les vignerons eux-mêmes, comprendre leur travail, leurs choix culturaux et les spécificités de leurs appellations.

Des régions emblématiques seront représentées, de la Bourgogne au Languedoc, en passant par la vallée du Rhône, la Loire ou encore le Roussillon. Une diversité qui permet d’explorer une large palette de styles et de cépages, dans un cadre pédagogique et convivial.

L’entrée, fixée à 4 euros avec verre inclus, permet d’accéder librement aux dégustations, rendant l’événement accessible au plus grand nombre.

Des vignerons engagés et des profils variés

Parmi les exposants, plusieurs domaines illustrent la richesse et la diversité de la viticulture française :

Domaine de la Solitude (Châteauneuf-du-Pape) : exploitation familiale engagée en agriculture biologique et biodynamique, ce domaine privilégie une expression fidèle du terroir à travers des assemblages de Syrah, Grenache ou Mourvèdre.
Domaine Plaisance Penavayre (Fronton) : situé au cœur de l’appellation, ce domaine met en avant les cépages locaux comme la Négrette, avec une approche respectueuse de l’environnement et du patrimoine viticole régional.
Domaine Jean Collet & Fils (Chablis) : référence bourguignonne, ce domaine s’attache à révéler la minéralité caractéristique des vins de Chablis, principalement issus du Chardonnay.
Château les Croisille (Cahors) : reconnu pour ses vins structurés à base de Malbec, le domaine valorise une viticulture durable et expressive.
Domaine Combier (Crozes-Hermitage) : pionnier de l’agriculture biologique dans la vallée du Rhône nord, il propose des vins élégants et précis.
Domaine Allegria (Pézenas) : ce domaine du Languedoc mise sur une viticulture artisanale et des vins équilibrés, reflétant leur terroir méditerranéen.

Ces profils variés témoignent d’une volonté commune : produire des vins de caractère, en lien étroit avec leur environnement.

Un événement festif et familial

Au-delà de la dégustation, le salon se veut un moment de partage. Une guinguette sera installée avec des produits locaux – viande, fromage et autres spécialités – permettant de prolonger l’expérience autour d’accords mets et vins.

La journée sera également rythmée par un concert en live et des animations pour enfants, affirmant le caractère “family friendly” de l’événement. Une animation originale autour d’un bar à gin tonic, proposée par la distillerie Bear Brothers, viendra compléter l’offre.

Un ancrage territorial affirmé

Organisé en partenariat avec la ville de Pechbusque et le comité des fêtes, le Salon des Vins des Coteaux s’inscrit dans une dynamique locale forte. Il répond à une demande croissante d’événements de proximité, mêlant découverte, convivialité et valorisation des savoir-faire.

Avec cette deuxième édition, les organisateurs souhaitent confirmer l’événement comme un rendez-vous incontournable du calendrier œnologique régional.

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Concert solidaire à Pouvourville : la musique au service de la lutte contre la maladie de Charcot

Le dimanche 29 mars à 17h, l’église Sainte-Madeleine de Pouvourville accueillera un concert solidaire exceptionnel. Organisé par l’ensemble vocal Arabesque, il associera exigence artistique et engagement humain. Chanteurs et musiciens se mobilisent pour soutenir concrètement les personnes atteintes de la maladie de Charcot (SLA).

Un concert au profit d’un projet concret
L’entrée se fera à participation libre. Tous les fonds récoltés iront à l’association “SLA Qu’es Aquo?”, qui accompagne les malades et leurs familles. Cette association soutient également la recherche sur la SLA.

Les dons serviront à financer des projets menés avec l’ISAE-SupAéro à Toulouse. Les étudiants et chercheurs développent des solutions techniques pour faciliter le quotidien des malades. Par exemple, ils adaptent des fauteuils roulants électriques afin qu’ils puissent être pilotés autrement que par un joystick, souvent inaccessible à un stade avancé de la maladie. Ces travaux permettent de créer des équipements plus accessibles et abordables.

Grâce aux contributions du public, l’association pourra acheter du matériel ou rémunérer les stagiaires et étudiants qui participent à ces projets innovants.

Une programmation musicale riche
Le concert réunira plusieurs ensembles et artistes bénévoles. L’ensemble vocal féminin Arabesque, dirigé par Christine Lauxire, compte onze chanteuses. Il se produit régulièrement dans la région toulousaine et privilégie un répertoire contemporain.

Le chœur mixte Caminado, dirigé par Frédéric Terrien, rassemble quinze choristes. Formé en 2012 à partir de la fusion de deux ensembles toulousains, il propose un répertoire allant de la Renaissance à nos jours.

Les musiciens invités complètent cette affiche prestigieuse. La violoncelliste Susan Edward, anglaise installée dans le Gers, possède une carrière internationale et développe des projets pédagogiques en musique de chambre. Le pianiste et continuiste Michael Cook, également britannique, a dirigé des orchestres en Allemagne et s’intéresse particulièrement au répertoire lyrique du XVIIIe siècle.

Une mobilisation collective
Tous les artistes participent bénévolement. Ensemble, ils offrent un moment musical de qualité tout en soutenant une cause concrète. Chaque note jouée contribue à améliorer le quotidien des personnes atteintes de SLA.

L’association “SLA Qu’es Aquo?”
Créée par des malades, aidants et professionnels, SLA Qu’es Aquo? accompagne les patients dans leur vie quotidienne. Elle apporte une aide matérielle et administrative, mutualise du matériel coûteux et collecte des fonds pour la recherche. L’association sensibilise également le public à la maladie et soutient des initiatives innovantes comme ce partenariat avec l’ISAE-SupAéro.

Un rendez-vous à ne pas manquer
Ce concert du 29 mars s’annonce comme un moment fort. Il combine musique, solidarité et innovation. En participant, le public soutient non seulement une initiative artistique de qualité, mais contribue aussi directement à des projets qui améliorent la vie des malades.