Une Fête de la Nature pour sensibiliser les habitants

Le 30 mai prochain, Escalquens célébrera la 5e édition de la Fête de la Nature. Organisé place de l’Enclos, l’événement proposera une journée entièrement dédiée à la biodiversité et à la sensibilisation environnementale. Balades guidées, ateliers autour de la faune et de la flore, conférences, expositions, lectures, stands associatifs ou encore animations pédagogiques rythmeront cette manifestation gratuite et ouverte à tous.

Parmi les temps forts annoncés, le botaniste et auteur toulousain Boris Presseq partagera son regard sur la place de la végétation en ville, un sujet au cœur des réflexions actuelles sur l’aménagement urbain. Le public pourra également participer à des ateliers originaux comme la dissection de pelotes de rapaces ou découvrir les enjeux liés à la pollution lumineuse.

La journée se conclura avec la remise des prix du concours photo « Objectif Nature » puis un spectacle en plein air de la compagnie Belle Pagaille dans le Petit Bois.

Pour Jean-Luc Tronco, cette manifestation dépasse largement le simple cadre festif. « Cet événement vient illustrer une politique que nous avons mise en place depuis 2020 », explique l’élu. « C’est avant tout une démarche pédagogique pour permettre aux habitants de mieux comprendre les enjeux liés à la biodiversité et à la protection de l’environnement. »

Une politique environnementale pensée sur le long terme

Depuis son arrivée à la mairie en 2020 puis sa réélection, la municipalité a multiplié les initiatives en faveur de l’environnement. Parmi les mesures mises en avant : la révision du Plan local d’urbanisme (PLU), la protection des continuités écologiques, le classement des arbres remarquables et des espaces boisés ou encore la limitation de l’étalement urbain.

« Ce sont des outils juridiques essentiels pour protéger l’environnement », insiste le maire.

La commune a également engagé une transformation importante de son éclairage public avec le passage intégral en LED. Une mesure qui permettrait, selon la municipalité, de réduire de 80 % la consommation énergétique tout en limitant les nuisances lumineuses pour la faune nocturne.

« Nous avons choisi une solution technologique qui permet de concilier protection de la biodiversité et sentiment de sécurité des habitants », précise Jean-Luc Tronco.

La ville poursuit aussi un vaste programme de végétalisation avec entre 200 et 300 arbres plantés chaque année. Un choix présenté comme un investissement pour l’avenir face au réchauffement climatique.

« Dans vingt ans, nous voulons une ville à l’ombre. Et une ville arborée, c’est aussi une ville plus agréable à vivre », affirme l’édile.

Une écologie “pragmatique et scientifique”

Au cours de l’entretien, le maire d’Escalquens revendique une approche qu’il qualifie de « pragmatique » de l’écologie.

« Pour moi, protéger l’environnement ne doit pas être une idéologie mais une approche scientifique », explique-t-il. « Les meilleures réponses ne sont ni de droite ni de gauche, elles doivent être efficaces et adaptées aux réalités. »

Une vision qui se traduit, selon lui, par des politiques concrètes : rénovation énergétique des bâtiments communaux, électrification progressive des véhicules municipaux ou encore développement des circuits courts dans la restauration scolaire via l’application de la loi Egalim.

La municipalité met également en avant le rôle des associations locales, notamment Escale Nature Environnement, partenaire majeur de la Fête de la Nature et acteur engagé dans la découverte de la biodiversité locale.

Construire une ville sans sacrifier le cadre de vie

Mais le principal défi écologique d’Escalquens reste sans doute son développement urbain. Située dans l’aire d’influence toulousaine, la commune fait face à une forte pression démographique et à une demande croissante de logements.

Pour Jean-Luc Tronco, la question n’est pas de choisir entre urbanisation et environnement mais de trouver un équilibre.

« Il faut loger les jeunes et accueillir de nouveaux habitants, mais sans faire n’importe quoi en urbanisme », résume-t-il.

La municipalité assume ainsi une stratégie de densification ciblée. Certaines zones seront urbanisées davantage tandis que d’autres, notamment pavillonnaires, resteront protégées.

Le futur centre-ville constitue l’un des grands projets du mandat. Aujourd’hui dépourvue de véritable cœur de ville, la commune souhaite créer un espace plus vivant mêlant logements, commerces, équipements publics et espaces végétalisés.

« Le centre-ville ne sera pas qu’une succession d’immeubles. Nous voulons une grande place arborée, des commerces de proximité et des espaces publics agréables », assure le maire.

Le projet, élaboré après plusieurs réunions publiques et un référendum local, prévoit également le déplacement et la rénovation des équipements sportifs actuels.

Deux grands projets pour les années à venir

Parmi les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur, Jean-Luc Tronco cite d’abord la création d’un grand parc urbain autour de la mairie, de l’église et du Petit Bois. L’objectif : relier plusieurs espaces naturels grâce à des cheminements piétons, des plantations et des aménagements paysagers.

Le second projet se veut plus innovant encore : la création d’une réserve de biodiversité communale sur d’anciens terrains agricoles laissés en friche.

« Nous voulons y développer des plantations, des refuges pour les insectes et des actions concrètes en faveur de la biodiversité », explique le maire.

Une manière pour la commune de poursuivre sa stratégie environnementale tout en préparant l’Escalquens de demain.